3 mai Hambourg - Visiter confort

Publié le par 3643eur

L’Allemagne vaut le coup. Ok, Ordnung un Diziplin. Les gens d’ici n’y pensent pas. Mais quand on vient d’ailleurs, et même de Suisse comme nous, on apprécie. Envie d’une ballade en vélo ? Un système type Vélib’ généralisé à tout le pays permet d’enfourcher un peu partout une solide bicyclette avec la puce de sa carte de crédit. Un resto inloupable de l’autre côté de la ville ? Des métros, S-Bahn, bus sont presque là à vous attendre. Pour visiter confort, il n’y a pas mieux. Un détour en bateau à voile sur un lac intérieur au centre de Hambourg ? On loue l’engin en un clin d’œil et c’est toutes voiles dehors. Bref, on vit « easy going », et pour un départ en voyage, ça muscle le sourire.

 

copyright Louis Nardin

 

Aujourd’hui il a fallu s’éloigner du propret centre-ville pour visiter le musée le plus authentique d’Hambourg : le Hafenmuseum. Dans un hangar coincé entre une semi autoroute, des centaines de voies ferrées et des docks, des amoureux du port accumulent et stockent en vrac maquettes d’hélices en bois, immenses crochets de levage du début du 20ème, bouées hors service. A l’extérieur somnolent des bateaux machines plus ou moins aménagés, relativement rouillés et déconstruits. Le plus marrant ce sont les ouvriers ( ?), employés ( ?), nostalgiques ( ?) qu’on y croise en poussant une porte, en haut d'un étroit escalier. Les cuisines à bord sont toujours actives pour un repas de midi. Ce ne sont que des mâles, qui s’occupent et vous saluent discrètement.

 

Copyright Yannick Emery

 

Côté cuisine, la nôtre, notre disque dur externe a lâché « ad aeternam » et sans raison valable. Peu marrant puisqu’il était neuf, qu’il abritait les photos du début, et la musique pour tout le voyage. Du coup, on attend nettement mieux de son remplaçant, un élégant Lacie Porsche Design qui en jette, c’est vrai. Donc Toshiba, ça brille pas. Les sacs étaient aussi bien lourds, malgré de nombreux efforts pour aller à l’essentiel – une notion appelée à évoluer encore beaucoup je pense au cours de ces dix mois. Conséquence : 30 euros de frais de port pour envoyer presque 3 kilos de choses chez le frère de Yannick. Le disque dur mort est du voyage, et on espère qu’il rendra quand même les données qu’il a gobées.

Ce soir, la gastronomie hambourgeoise version caricature nous attend. On décolle tantôt pour manger en effet les meilleurs hamburgers de la ville, dit-on. L’aurait pas fallu s’en priver. Demain, cap sur la Russie, avec un réveil matinal. Un plongeon dans un monde déjà différent, et qu’on attend, impatiemment !

 

Copyright Louis Nardin

 

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