3643eur – Point d’orgue (Louis)

Publié le par 3643eur

Oui, ce fut absolument inoubliable, énorme, renversant, authentique, merveilleux, très chaud, glacé, inédit, ennuyeux, délicieux, pénible, intense, à hurler de rire, bizarre, énervant, agréable, délicat, « you name it ».

 

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Notre voyage fut tout cela (c’est ainsi lorsqu’on prend le temps d’aller se promener.) Et cette somme de moments lui confère un goût particulier car tout ce qui a été vu et vécu ne peut être enlevé, perdu, oublié ou volé. Comme un long et bon film, il est question ici d’une plaisante aventure colorée et trépidante qu’on gardera précieusement dans nos esprits et nos coeurs. Ensuite parce que tous les articles et reportages de magazines, journaux, guides et sites web ne remplacent jamais l’expérience personnelle. Et puis, il y a ce luxe jouissif de ne pas avoir de plan ni d’horaire, de se laisser guider en prenant seulement garde à ne pas se mettre en danger. C’est si bon de laisser les choses être et les événements se dérouler d’eux-mêmes.


 

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10 mois de vagabondage donc qui nous auront menés de 30 mètres de profondeur à 5300 dans les nuages, de Hambourg à Sacramento en passant par Pokhara, Hanoi, Kyoto, Flores, Irkoutsk, Railay, Trivandrum ou encore Kunming. 308 jours à tailler la route, les rails, et les cieux – j’y reviendrai – et à se lier d’amitié avec ceux qui s’y trouvaient et qu’on a appréciés. Sans les incroyables « Twix », alias Yann et Fanny, - on a les surnommés comme ça car ils dorment systématiquement dans le même lit, peu importe sa taille et même s’il y en a un second disponible - la Mongolie aurait été une autre expérience. Comme la visite de la plus ancienne pagode de Chine et des temples de Datong aurait été nettement moins passionnante sans les deux connaisseurs du bouddhisme chinois qu’étaient Yan et Feng. En Indonésie, l’épisode du village de pêcheurs de baleines a eu une saveur particulière grâce à la petite troupe de curieux étrangers que nous formions avec des Espagnols, des Italiens et une famille française. Au Vietnam ç’aura été l’exploration à la rame des étangs de Ninh Binh avec Jenny et François ; au Népal la joie de faire la connaissance de Michelle et Jeffrey, qu’on retrouvera d’ailleurs en Californie ; en Thaïlande les rires et aventures invraisemblables avec nos Australiens Cam et Jayne. Et on en oublie, évidemment (Anna et Serguei / Jana et Mark / Romain et Steffi / Marion et Jérémie.)

 

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Voyager malin

 

Ce trésor mis à part, on en a retiré quelques réflexes utiles pour voyager confort – ou en tout cas pour éviter mauvais réflexes et surprises. Comme ils se sont montrés utiles, pourquoi ne pas les partager. A commencer par la certitude, au semblant évidente mais bien plus exigeante en pratique, qu’on est définitivement toujours mieux servi par soi-même. Voici pourquoi et comment. Pour toute nouvelle destination ou point de chute, on s’informait, on discutait, on pêchait dans le web, on lisait, on doutait, et finalement on ne savait plus grand’chose. Evidemment, notre mode de voyage, volontairement basé sur l’improvisation et un budget « budget », nous privait de quelques certitudes genre « la croisière de plongée à 5000 euros pour 7 jours all-included (y compris les bons gags genre Club Med) n’est pas possible » ou encore « certes ce resort a bonne mine, mais à 170$ la nuit, la photo suffira ». Bref, pour tout dire, il faut aller sur place et chercher. Et au delà de la chambre d’hôtel, c’est la vie d’un endroit à laquelle on se frotte. C’est ainsi, et pas autrement, qu’un lieu et ses habitants vous prennent et vous emmènent. Comme lorsque l’on hésite à aller skier dans telle ou telle station car on doute des conditions, le mieux est de faire son choix, et d’aller voir par soi-même. C’est un risque naturel, qui amène son lot d’inattendu, dont d’excellentes surprises !

Il est par conséquent important de mettre le cap sur les lieux qui font vraiment envie. Inutile de préparer son voyage jusque dans les derniers détails. Savoir où dormir, quelques adresses de restaurants, d’éventuels contacts sur place et les choses à voir absolument suffisent pour placer un cadre et éviter des galères stériles. Pour le reste, se laisser guider, avec toujours le bon sens en éveil. L’inconnu a de quoi surprendre, en bien le plus souvent. Et bien sûr, il faut parler, discuter, ne pas se montrer timide car toute bonne surprise arrivera grâce et à travers les gens que l’on rencontre, locaux ou non.

 

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Evidemment, cette façon de faire fonctionne uniquement lorsque l’on a le temps pour soi. Sinon, on n’échappe pas à la nécessité d’avoir un plan clair et précis pour vivre, voir et goûter ce que l’on a prévu. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, on aura recours à ces bibles pour voyageurs qu’on appelle guides. Et là, il n’y a pas de doutes, le Lonely Planet occupe la tête du classement. Précis, fiables, exhaustifs ou encore pragmatiques, ces manuels pour vadrouilleurs sauvent des voyages et des arrivées à point d’heure dans une ville inconnue après un invraisemblable trajet. Mais il y a un revers à la médaille dont il faut tenir compte, et il prend deux formes. La première, c’est qu’un Lonely Planet peut rendre paresseux puisqu’on ne fait plus d’efforts pour chercher par soi-même. Dans la même veine, il peut rendre aussi peureux : « ce n’est pas dans le LP, je n’ai pas confiance, je n’y mets pas les pieds ». La deuxième forme pourrait se traduire par « Effet LP ». L’Effet LP peut avoir des conséquences néfastes puisqu’il entraîne souvent une augmentation des prix dans les endroits cités – qui vont même jusqu’à doubler – et qu’il peut remplir de monde des lieux jusqu’alors décrit comme inconnus ou tranquilles. A utiliser avec modération donc. Et côté bouquins d’un point de vue plus large : éliminez le livre, embarquez la liseuse. Presque vide ou totalement pleine votre bibliothèque prendra toujours le même poids et le même volume. Et quand on porte sa baraque, on en tient très vite compte.

 

9.0


Du vert au gris

avoir un plan rs, on doit mieux se préparer.  l'onne surprise arrivera gr 

Avant de partir, il était aussi question d’être le plus écologique possible dans nos déplacements. Et là, il faut reconnaître que nous avons marqué peu de points, et que nous en avons encaissé beaucoup. Oui, c’est en train que nous sommes arrivés jusqu’en Chine. On ignore toutefois si les motrices tournaient au diesel – ce qui est le plus probable – ou à électricité, et dans ce cas comment elle était produite. Et dès que nous avons pu, comme en Indonésie, au Vietnam, en Inde ou au Japon, nous avancions sur rails. Cependant, dès Kunming, en Chine, on s’est lancés dans un « bal des airs » dont la pièce maîtresse aura indubitablement été un aller-retour au dessus du Pacifique. Comment cela est-il arrivé? En suivant l’esprit que nous avions donné à notre voyage premièrement : explorer des contrées lointaines au gré des circonstances et des possibilités – et de la taille du budget, certes. Le trek au Népal a eu lieu car c’était la bonne saison et que nous avions trouvé une excellente agence. La Californie a été rendue possible car on nous y accueillait gratuitement et qu’on en rêvait. Le Vietnam, on se devait d’y aller faire un tour tant Monsieur Guy Bédat nous en avait chanté les louanges. Tout pareil pour l’Inde, désirée dès le début, mais tellement encensées par amis et famille.

La seconde raison de ces vols deci-delà tient aux sites spécialisés dans la recherche de billets à meilleur prix (Skyscanner, Kayak, Opodo, etc.,) auxquels s’ajoute l’offre exponentielle du « low-cost » aérien. Combinés, ces deux facteurs font des « miracles ». Indonésie -> Japon = 200 francs env. par personne pour environ 8h de vol et aprox. 6000 km. Vietnam -> Los Angeles aller-retour, soit le Pacifique dans les deux sens = 800.- par personne. Et cetera. Ces prix démentiellement bas rendent l’itinérance à grande échelle très attirante. Et si pratique. Et si rapide. Et les trains, qui ne sont pas bons marchés, ne tiennent pas la distance. Et les bus, qui roulent avec des diables au volant et qui dévient dans tous les sens sur des routes bondées ou abîmées, n’ont pas de quoi régater non plus.

Alors comment faire ? On pourrait payer la taxe écologique – en option – sur les billets. Mais où va cet argent ? Pour planter une série de sapins quelque part quand tout va bien? Ou pour développer des réacteurs solaires ? Ou alors on fait tout à pied, ou à vélo. Mais c’est un autre type de voyage. Alors, comme tout le monde, on ne sait que faire, on ferme les yeux, on éteint notre conscience, et on se dit qu’on agira quand on en aura l’occasion pour faire que cela change. Mais le besoin d’agir pour rendre notre mode de vie harmonieux avec les lois de la nature est désormais une certitude et non plus un simple sentiment.

 

9.1


 

 

En voyage, fini les murs du bureau, les transports publics qui vous y amènent, brefs les décors du quotidien. Et en contrepartie bonjour les endroits sauvages, les villes bizarres, les bouts de nature sidérants. Mais bonjour aussi la pauvreté pure, les cloaques, les terres intoxiquées. Le smog chinois n’a pas son pareil. Les rivières indonésiennes ou indiennes disparues sous des ordures pourrissantes non plus. Tant qu’on y est, il continue de naître des nourrissons vietnamiens déformés par l’agent orange, un pesticide de Monsanto déversé par centaines de milliers de litres sur le sud du pays durant la guerre du Vietnam. Ce n’est pas si vieux.

Quelque part, la question de la protection de l’environnement souffre toujours d’extrémistes militants qui veulent un autre monde et refuse celui qui existe, et d’une conscience collective tranquillisée, du moins en Occident, par la mise en place de processus d’élimination des déchets, par exemple, qu’on juge suffisants. Nous n’avons pas cherché à découvrir la pollution et les endroits définitivement perdus par des excès de poisons d’origine humaine. Ils sont venus à nous, « naturellement ». Et ils étaient partout. Les eaux croupissantes dont on pense éliminer l’odeur en versant de la javel derrière de grands hôtels en Thaïlande. Les montagnes de bouteilles de pet calées à l’arrière des maisons au Népal. Le Japon qui traînera pour longtemps encore sa merveilleuse centrale de Fukushima. Etc.

 

9.2


Voir, sentir les ordures, et constater que l’humanité en produit des montagnes « sans vraiment le vouloir » et sans s’en soucier choque.  Et amène quelques réflexions. Au contraire, peut-être, d’une économie planétaire basée sur l’idée de croissance perpétuelle, notre planète est un espace fini. Ce qui veut dire que les déchets produits quelque part, resterons des détritus où qu’ils soient si on ne les traite pas. Et si les pays industrialisés y parviennent peu-à-peu, il est toujours plus rapide de brûler le contenu de sa poubelle au fond du jardin pour des milliards d’humains. Cette notion, chacun l’a entendue, vue, la connaît. Mais c’est lointain, c’est ailleurs, chez les autres. Rendre visite à ces « autres » permet de se rendre compte qu’une bouteille en pet pue vraiment quand on lui met le feu. Et que si la source locale n’avait pas été définitivement polluée par des insecticides, ou exploitée à des fins commerciales, on pourrait toujours la boire. On peut aussi se dire que le monde est vaste et que le problème se diluera dans ses grands espaces. Il est vrai qu’un petit mégot balancé dans l’océan disparaîtra bien un jour. Mais la terre héberge plus de 8 milliards d’individus. Tous vivent et consomment. Tous aspirent à vivre mieux, et pour l’immense majorité cela vaut à adopter le train de vie occidental. Des estimations ont démontré qu’il faudrait 5 planète-terre si l’humanité entière vivait comme les Suisses le font. Vraie ou fausse, les Suisses ne pourraient en tout cas jamais vivre de ce que leur agriculture produit et aucune voiture n’avancerait sur ses routes faute de pétrole maison. Il existe donc des liens non fortuits dont il serait bon de tenir compte dans notre manière d’exister.

 

9.3


Le mirage de l’île déserte

 

Les plages, vous les souhaitiez désertes ? Renseignez-vous très correctement alors. Certes, nous avons ricoché, en général, d’endroits plus ou moins connus en d’autres endroits plus ou moins connus. Cela revient moins cher, permet de voir plus. Et nous nous attendions à ne pas être seuls. Pourtant, nous avons parfois pris la tangente et visé des no-man’s lands. En vain, en général. Il n’y a finalement qu’au sommet d’un pic secondaire au Népal où nous pouvons assurer avoir été les uniques touristes présents. Sinon, partout ailleurs et tout le temps, le voyageur est là. Et quand on parle de masse, cela signifie tout de suite des wagons de gens. Le dépaysement n’est donc pas une évidence. Et encore moins dans des pays tels le Vietnam où les itinéraires pour touristes sont rôdés de longue date, et tout autant usés qu’ils sont devenus artificiels. Le touriste y devient une denrée marchande qui se traite parfois avec autant de soin qu’un lot de noix de coco.

 

Le touriste navigue généralement en masse – malgré lui, pense-t-il -, et l’être humain a colonisé à peu près tous les recoins du monde. En ce sens, les lieux réellement déserts et solitaires sont rares, et ainsi d’autant plus précieux et appréciables. Et les pays dont on pensait qu’ils offriraient ce dépaysement loin des hommes ne peuvent souvent tenir cette promesse. A cause  justement de cette réputation de paradis inviolés qui leur colle à la peau. Prenons le Népal par exemple et ses gigantesques sommets, ses milliers de kilomètres de vallées. Si vous prévoyez de faire le tour des Annapurna, un circuit très classique, en haute saison, attendez-vous à des bouchons de mules, de porteurs et de marcheurs là où se trouvent des ponts suspendus. Délai d’attente : jusqu’à 2h, voir plus.  Au sommet de l’Everest se gèlent parfois plus de 1000 alpinistes qui attendent à la queue-leu-leu de pouvoir faire la photo au sommet. Durée de l’attente : cette fois 3 heures en moyenne. En Mongolie, il est plus facile d’échapper au monde. Mais les camps de yourtes  pour touristes bourgeonnent toujours plus. Bien sûr, il on peut s’échapper dans chacun de ses pays, se perdre si on le souhaite. Mais il faut le vouloir, bien se préparer, et cela demande d’autres efforts.

 

9.4


Sinon, partout, des humains avec leurs activités de locaux ou d’hôtes de passage. Cela peut sembler étrange de parler de la quantité d’hommes sur la terre. Il est dit qu’on s’approche des 10 milliards d’humains sur terre. Ce chiffre sera atteint d’ici une poignée d’années. 10 milliards d’humains donc qui mangent, consomment, veulent rêver, ont des loisirs. Nous verrons en temps voulu comment cela se passera. Et, plus important, comment les pays globalement influents laisseront ceux en phase de le devenir prendre sereinement leur place au sein du club ? Ce sera certainement le début d’une ère nouvelle où il faudra beaucoup négocier. Car,  quid de l’Europe ? Un confetti sur la carte, et aussi en termes de nombres d’habitants – et on peut citer d’autres exemples. Par contre, qu’est-ce qu’elle est gourmande, et vorace en énergies, et affamée en matières premières, et qu’est-ce qu’elle se coûte chère à elle-même ! En face, parmi les nouveau gros joueurs, sans surprise: la Chine, énorme ! L’Inde, gigantesque ! La Thaïlande, le grenier à riz de l’Asie ! L’Indonésie, 16'000 îles sur 1'919’440 km2, qui dit mieux ? Il va donc falloir apprendre à partager, à certainement contrôler notre coup de fourchette pour tout - et le reste -, et à prendre les bonnes décisions dans ce contexte où les anciens maîtres devront apprendre à partager.

 

Appétit de modernité

 

En Chine et en Inde, d’abord, mais aussi en Thaïlande par exemple, tout le monde a soif de modernité, d’argent et d’un futur plein de possibles. C’est un besoin quasi maladif qui reprend tous les codes du mode de vie américain. Il faut d’énormes centres commerciaux, montrer qu’on a de l’argent, tapoter trois Smartphones par personne, se mettre au tourisme international autrement qu’en charters. A chacun voiture, maison, assurance maladie et plan de retraite sont promis. Rien de plus normal et naturel. Mais quand plus d’un milliard de Chinois ou d’Indiens s’y mettent, ça fait vraiment du monde.

Le pendant de ce « décollage » qui gagne tous les jours en force est un esprit d’entreprise pur et plein d’enthousiasme. On ne vous parle que de business. On croit en l’avenir. Le futur est à eux. Pendant ce temps, chez nous, les nouvelles vont des soucis de tous les jours et déprimes saisonnières,  au spleen économique et autres désenchantements. Vu d’ailleurs, rien de bien surprenant : il y a plus de problèmes à résoudre que de bonnes nouvelles à annoncer. Et alors ? L’Occident, dans son ensemble, a bien vécu durant tout ce dernier 21e siècle. Désormais, la donne a changée et nous voilà obligés de constater que notre puissance diminue. Que faire sinon s’adapter, anticiper, agir en profondeur et se concentrer sur les choses essentielles ?

 

Mais 10 mois à s’imprégner de modes de vie différents, à se joindre à d’autres le temps d’une miso soup ou pour 3 semaines de vadrouille en minivan russe, à lire la presse, à goûter à tout, et bien cela dévoile la richesse du monde et de ses cultures. Internet à beau être global, il n’est pas deux endroits où on l’utilise de la même façon. Mieux que la fiction : la réalité donc. Tout l’inverse, en particulier, du film Life of Pi qui prétend montrer la beauté de la nature en images de synthèses. Quel orgueil et quelle insolence ! Rien ne remplace une odeur de papaye. Aucune vidéo ne reproduit la vie d’un récif corallien mieux que lorsque vous êtes dessus. Comment savoir si l’on cuisine correctement un naan sans l’aide d’un cuisinier indien ? Il faut donc y aller, mettre la main à la pâte, donner de sa personne et de son temps pour capter, sentir et voir ce que le monde a à donner.

 

9.5

 

Un team, une ellipse

 

Et pour cela, quoi de mieux qu’être à deux ? Cela forme un team, une équipe de tous les jours qui, au-delà des sentiments, s’adapte en permanence, jongle avec les circonstances et invente ce dont demain sera fait. C’est une grande école, sûr. Et merci, merci à l’heureuse élue pour sa patience, son enthousiasme quotidien, et sa curiosité insatiable.

 

Personnellement, une ellipse de 10 mois autour de sa vie de tous les jours offre du temps pour laisser fuser ses idées, pour rêver, songer, ne rien faire. Un exercice finalement beaucoup plus riche qu’il n’y paraît. Car on vit un état d’attention et d’ouverture plus intense et profond qu’à l’accoutumée. Des pistes apparaissent là où n’existaient que des murs. Des idées en tous genre frappent à la porte. Allez savoir comment elles sont apparues là, mais elles sont porteuses d’indices, de frémissements, d’inspiration. Pour un esprit plutôt créatif comme le mien, cela a fait ma foi beaucoup de bien. A conseiller donc, sans modération.

 

Et merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont suivi. Ce blog a été créé pour faire connaître nos aventures. C’était une manière aussi de ne pas voir des dizaines d’heures s’évanouir devant un écran pour tenir famille, amis et connaissances au courant de notre dernière escapade ou coup de soleil. Nous avons été touché par le nombre de curieux qui se sont inscrits à nos alertes à chaque fois qu’un nouveau post était publié. Et les messages durant notre virée, et les « like » sur Facebook. Mais surtout, c’est le nombre de réactions enthousiastes et pleines de joie qui nous ont ravis à notre retour. Notre idée je crois a émoustillée des envies et j’espère que tous ceux qui songent à réaliser quelque chose de similaire se donnent le courage, les moyens et s’autorisent eux-mêmes à faire ce pas qui en fait n’est que du vent. Naturellement, nous sommes là et tous disposés. Quant à ce blog, et bien nous allons le laisser s’en aller au gré des mouvances du web. Nous avons sauvegardé son contenu. Et si une nouvelle expédition devait un jour s’inviter, elle aura son propre petit nom. Vous serez mis au courant.

 

Louis

 

 

 

 



 

 

 

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duckfish 08/07/2013 15:22


De nada Cherido!!


el placer fut partagé

3643eur 15/07/2013 20:07



énorme la virée, à refaire!