Cara Italia

Publié le par 3643eur

 

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Ah l’Italie, celle qu’on adore et qui nous ensorcelle toujours à coup de pizze, de vins rouges éclatants, de spaghetti entortillés dans leurs effluves de truffe et les petits nuages de burrata. C’est dans la patrie de Machiavel, du Pape, et de Benigni que nous remettrons pied en Europe. Pas question d’accoster à Cointrin, le teint somptueusement halé, les scories d’un bindi rougeoyant encore visible au milieu de front, avec un short de rigueur. Nous optons pour la transition en douceur, pour le retour au pays par la voie des rails. Un sas d’acclimatation.

 

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Milan nous ouvre ses avenues et ses ruelles, car c’est que nous sommes attendus dans la Mecque du design et de la mode par Francesca, Fra’, et Alessandro, Alè, nos amis rencontrés au village des « baleines » en Indonésie, plusieurs mois auparavant – et oui. Ils ont tout compris nos amis italiens. Grisaille, bruine et « froidure » nous ont embrassés sans hésiter au moment de sortir du « Londres-Milan » (on était partis de Bangalore une poignée d’heures auparavant). Ils nous ont donc coulé  un bain chaud, à l’avance, comme ça. On y plonge, mais l’eau n’est pas salée cette fois.

 

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Nos trois jours milanais nous réacclimatent avec l’hiver et ses humeurs. Pour une première visite sur place, nous avons beaucoup de chance d’avoir des guides si informés. Alè, aujourd’hui artiste-photographe, a longtemps travaillé dans la mode. Il connaît donc les meilleurs lieux, et d’autres encore plus fameux puisqu’on y vend les grandes marques à prix cassé. Je repars avec quelques achats qui me serviront avec classe en septembre.

 

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Ce saut de puce se termine après trois jours où nous aurons même trouvé le temps de bricoler un « cache-escalier » dans l’appartement d’Alè et Fra’, de se faire expliquer les exploits d’Omega dans leur boutique de la place, de voir la résidence-atelier d’Armani et même le dôme baigné de soleil, ce qui est rare disent les locaux.

 

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Le 1er mars, fête de la Révolution neuchâteloise, nous reprenons donc physiquement contact avec la Suisse en gare de Milan. Le Transalpino arbore les couleurs des CFF. On reconnaît le tissu des sièges. Le contrôleur porte le bon costume. Et nous on ne pense plus rien devant les lacs du sud de la Suisse puis les vallées alpines. A Genève, Fabrice le magnifique, qui a veillé sur mon courrier pendant presque une année et qui a accepté la mission grandiose d’être mon témoin de mariage, nous apporte en personne les clés de notre appartement à la gare. Il est tellement fantastique qu’il nous tend d’entrée deux morceaux de gruyère tous neufs qu’on savoure au milieu du flot de passagers. Welcome home !

 


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Le soir, nous avions convié notre clique rapprochée de Genève et d’ailleurs pour une fondue au désormais mythique restaurant de la Coulouvrenière. Annie, la serveuse et notre amie désormais, ne nous avait de loin pas oubliés et se souvenait aussi de notre festif départ – qu’on avait célébré, une fois encore, à grand renfort de pain et de fromage fondu sur place. Pour notre retour, elle nous a donc fait la surprise de décorer la salle avec des photos prises lors du départ et imprimées en grand, des confettis brillants sur les tables et deux couronnes de fleurs. On ne touche plus terre. La nuit se terminera par une soirée très enlevée au MAD, qui avait, fruit du hasard ?, programmé une soirée spéciale « Friends » ce soir-là.

 


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