La Californie, ses chercheurs d’or, sa neige (3ème acte)

Publié le par 3643eur

 

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Le lendemain, changement de décor. Départ pour l’intérieur des terres. La Toyota fait un bruit pas vraiment naturel. Elle n’a pas du très bien supporté les rivières qu’on a traversé sur l’autoroute en revenant. On nous l’échange pour une jeep, avec upgrade au passage (vous verrez, ce sera une constante). Vu qu’on file en direction des montagnes et qu’il neige, on est très heureux d’avoir un 4X4. Jana nous met bien en garde contre la neige, et les précipitations. Ok, message reçu, et de plus, sans chaînes à bord, on peut vous interdire l’accès à certaines routes. Du coup, autre grande expérience US se profile avec achat de chaînes à neige dans la légendaire chaîne de supermarchés Walmart. Impayable le coup de prendre en photo ses pneus pour demander à un déménageur délégué aux pièces automobiles quelle paire choisir.

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Après avoir traversé les champs des Raisins de la colère dans une lumière, again, presque surréaliste, on éteint le moteur dans un ancien village de chercheurs d’or. Transformé en attraction pour touristes, il est toutefois maintenu en vie puisque chaque bâtiment continue de remplir sa fonction historique. Sans y croire parce que cela dépasse notre budget, nous poussons la porte de l’hôtel d’époque. La réceptionniste, en costume, nous explique que pour la moitié du prix d’une chambre de seconde catégorie, on peut dormir dans la meilleure de la maison. Nous voilà revenus le temps d’une nuit plus d’un siècle en arrière.


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La fameuse neige est tombée en masse, c’est vrai. La route pour le lac Tahoe traverse des zones où elle atteint bien 2 mètres, avec des risques d’avalanches. Notre vaillante Jeep grimpe, escalade, se laisse descendre et on voit défiler sous nos yeux lacs, montagnes blanchies et brillantes. Encore une fois la Californie nous stupéfait par la richesse de ses paysages. Les Californiens sont d’ailleurs très fiers de leur terre et de nombreuses mesures empêchent qu’on abîme le paysage lors de son passage, aussi bref soit-il. Comme au Japon, lors des ballades dans la nature par exemple, on ne laisse aucun déchet, aucune trace, de quelconque nature. Donc on prend ses sachets, et comme pour les toutous en Helvétie, on emporte chaque once de « matériel ».

 

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Après un passage à Carson au Nevada pour manger le plus gros steak de notre vie, nous filons en direction de Davis où habite Romain, un ami de Yannick et de son frère. Romain est parti aux Etats-Unis dans l’idée de devenir joueur de basket professionnel. Comme la vie est pleine de surprises, il est aujourd’hui à la tête d’une famille de trois jeunes demoiselles. Il travaille pour le service de gestion de l’eau de l ‘Etat de Californie tout en poursuivant des études dans le même domaine. Il vient d’ailleurs de commencer sa thèse. Bref, nous dormirons chez Romain et Stefany qui nous accueillent, again, comme des papes. Merci pour tout, amici !

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Les USA sont aussi le paradis des bonnes affaires. Comme l’argent ne doit jamais s’immobiliser, on sait aussi faire des offres sensées quand il faut. Avis aux amateurs, il existe de véritables complexes commerciaux de plusieurs bâtiments uniquement dédiés à des ventes à prix cassés. Chaque marque – et pas des moindres - possède son magasin. Inutile de résister, la VISA chauffe un peu durant la visite.


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Cette fois, enfin, nous allons retrouver Michelle et Jeffrey, nos amis de Berkeley avec qui nous avions passés quelques jours lors de notre trek au Népal. Alors qu’on ne les avait pas revus, ils nous ont abreuvés de mille précieux conseils sur où aller et quoi faire – tout comme Romain d’ailleurs. Mais ils sont là, revenus pour leur part d’un grand tour en Chine. Il fait nuit quand on sonne à la porte de leur petite maison début 19eme. On n’a pas le temps de dire bonsoir qu’ils escaladent déjà l’escalier avec nos bagages. Ils sont et seront ainsi tout du long : inarrêtables dans leur envie de nous faire découvrir les recoins du pays, San Francisco, leurs amis, les bons plans pour aller manger, etc., etc.. Grâce à eux on savoure notre premier et délicieux double hamburger végétalien. Le soir de notre arrivée, on filera à la « gym » - soit le centre sportif - où ils travaillent. Il est 23h et Jeffrey nous apprend les bases de l’escalade et de l’assurage. Ce sera assez pour qu’arrivés en Thaïlande, nous filions en haut des voies en sécurité. Jeffrey nous montre aussi comment approcher la pratique du « bloc », c’est-à-dire la grimpe de murs constellés de prises multicolores et sans assurage. Avant de partir, on explore encore quelques voies, avec corde cette fois, de plus de 20 mètres. Ça change des salles de concert ou de cinéma pour une soirée. C’est même grisant.


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